Sérendipité

Créé au Théâtre de la Cité internationale en 2013, puis présenté aux Inaccoutumées à la Ménagerie de Verre, aux Champs libres à Rennes, à Parcours tout court, au festival 360 à Saint Brieuc, au CDDB de Lorient, au théâtre de l’Usine à Genève, au festival Pessac en scène, au festival Actoral à Marseille, à Montreal, à L’usine C.
https://voir.ca/scene/2016/02/11/festival-temps-dimages-pauline-simon-danse-avec-google/

Dernière présentation à la Fondation d’entreprise Ricard le 24 octobre 2016.
http://www.fondation-entreprise-ricard.com/Conferences/view/458-pauline-simon-valentin-lewandowski

(english bellow)

Sérendipité est un objet connecté. Il prend la forme d’une performance pour une “interprète” porte-parole, qui soutiendrait le discours involontaire issu des propositions intuitives du moteur de recherche Google. Le contenu du discours se réactualise en partie avec le temps, et avec la sensibilité géo-localisée de Google. J’ai associé Google et sensibilité ? Oui pourquoi pas, je garde cette idée.
L’algorithme semi-aléatoire, et la part de hasard, fictive ou réelle qu’il induit, sont ici employés comme un moyen d’échauffement de l’esprit à l’improbable, et comme un générateur de lapsus idéal, pour une expressivité entre sociologique et poétique.

https://vimeo.com/81772436

(photos: Corentin le Flohic, au L.I.E.U.E.S, Lyon)
Avec la collaboration d’Elise Simonet et Corentin le Flohic.
Régie générale: Johann Maheut, ou Corentin le Flohic.
Remerciements: Sandra Iché.

Production/accueil : Théâtre de la cité Internationale, LIEUES, le laboratoire du Geste, salon personnel.

Serendipité is a connected object. It has the shape of a one performer live experience who addresses an involuntary speech coming from several Google searching intuitive propositons. The content and the proposals will update themselves with tme and the Google geo-localisaton sensibility. Did I just match Google and Sensibility? Yes, why not, I’m keeping the idea. The semi-random algorithm that involves real or fictonal happenstance are used here as a way of warming up the mind to the improbable, as a lapsus factor source of anonymous and intimate, sociological and poetical expressiveness.

Presse

SMARANDA OLCESE , pour la revue INFERNO
“Après une éclatante ouverture, impromptue et poétique, comme seul Yves-Noel Genod en a le secret, l’édition 2013 des « Inaccoutumés » se poursuit dans un rythme fort soutenu et pour cause, il y a plusieurs jeunes artistes à faire découvrir au public parisien.
Son EXPLOIT avait séduit jury et audience lors du dernier concours Danse élargie en 2012. Après un Sujet à vif dans le cadre du festival d’Avignon 2013, en collaboration avec le comédien Vincent Dissez, Pauline Simon nous accueille dans la petite salle de la Ménagerie de verre pour une nouvelle forme courte pour interprète et ordinateur portable.
Le dispositif évoque dans un premier temps l’œuvre de Camille Henrot, qui remportait cette année le Lion d’argent de la Biennale de Venise. Un même affolement finement orchestré de fenêtres pop-up et barres de dialogues, une même logique d’associations hasardeuses et pourtant subtilement agencées semblent animer la machine.
Mais l’analogie s’arrête là. Pauline Simon prend comme matière même de sa performance évolutive des réponses générées par le moteur de recherche. Sous des apparences légères et délicieusement amusées, elle sonde les abysses de cette masse informe de données stockées sur la « toile ». Ses recherches s’apparentent à des ponctions qui activent dans les limbes les connexions les plus singulières, telle cette fille qui découvre qu’elle a une araignée sous la peau !
La pièce avance ainsi par à coups, fidèle à la démarche qui lui donne son titre, Séréndipité, dressant au passage un portrait éclaté de notre société qui défoule ses fantasmes sur Internet. Sa matière indomptable, aux contours flous, mouvants, foncièrement ouverts aux aléas des réponses du moteur de recherche, acquiert une densité toute particulière à travers le son du micro que la performeuse balade sur son corps. Il y va du contact, de frottements, d’accrochage même, des imaginaires qui entrent pour un bref instant en collision.”