Per Que Torçut Dansan Lo Monde

(Dessin: Hans Sebald Beham, danse paysanne, issu de l’ouvrage Peintres et vilains: les artistes de la Renaissance et la grande guerre des paysans de 1525, Maurice Pianzola, édition l’Insomniaque.)

(English bellow)

Pauline Simon et Ernest Bergez (Sourdure) ont proposé une performance au Silencio le 16 juin 2017, suite à l’invitation de Mehdi Brit dans le cadre du cycle de performances “A rebours”.

Comment ne pas confondre tradition et authenticité ? Comment ne pas choisir entre reprendre et inventer ?
Dans Per Que Torçut Dansan Lo Monde, nous explorons le potentiel d’invention du “traditionnel”, à travers une perspective expérimentale de la musique et la danse traditionnelle auvergnate. Nous avons pris pour point de départ un traité de danse rédigé par Fernand Dezangles (1871-1944) dans « Chants et chansons de danse d’Auvergne » à propos d’un ancêtre de la bourrée auvergnate la Goignade, ou du moins d’une version ancienne et particulière de celle-ci, très licencieuse.
Ce traité nous permet à la fois un point d’ancrage et de détachement pour explorer les recoins incertains de l’histoire.
Il s’agira par la même occasion de réfléchir à la folklorisation des traditions populaires, ce mouvement qui à su conserver des danses et des formes qui se seraient perdues mais qui a aussi parfois confisqué au peuple sa culture.
A l’origine, la bourrée ne se regarde pas comme un spectacle, elle se pratique…

Avec Ernest Bergez, Pauline Simon et la généreuse participation de Bilal Ghalib.
Accueil et Remerciements : CND de Pantin, Le Silencio, Marie-Thérèse Simon.
Performance de durée variable, minimum 45 minutes.
Espace : beaucoup d’espaces sont possibles, sans frontalité.
Intérêt pour un espace extérieur (une place publique, un bois)

Dossier disponible sur demande.
Écouter le travail de Sourdure : https://sourdure.bandcamp.com

English Version

How can we not confuse tradition and authenticity? How can we not choose between covering and inventing ?
In Per Que Torçut Dansan Lo Monde, we explore the potential of invention in the “traditional” through an experimental perspective of the traditionnal music and dance from Auvergne, (center of France). We start working on a dance treaty written by Fernand Dezangles (1871-1944) in “Chants et chansons de danse d’Auvergne” about an ancestor of the Auvergne Bourée (Local dance) called La Goignade, or an old and particular version of it, much more licentious than the one that practiced today.
This treaty allows both an anchor and a detachment to explore the uncertain hidden corners of history. As subjective archaeologists,
We smoke out a forgotten polemical medieval bourrée, and to reflect on the folklorisation of popular traditions, a movement that has preserved dances and forms that would have been lost, but which by designating them as dying also sometimes confiscated them from the peoples, by standardizing forms and styles.: originally, the bourrée isn’t a show you come to watch, it’s something you do. The piece to look at turns into a pagan festivities of which everyone can be protagnist.

Jan Matsys, "Le monde nourrit bien les fous" Galerie de Jonckheere